D’après Radio Net algérienne, le musée du Bardo lance une collecte de photos sur la ville d’Alger.

" Une collecte auprès du public de photographies anciennes et de témoignages renseignant sur les paysages d’Alger, ses habitants et leur mode vie a été lancée par le musée national du Bardo, a indiqué mercredi à Alger la directrice du musée.

Intitulée “Constituons notre grand album d’Alger”, cette opération vise à collecter et répertorier le patrimoine immatériel de la ville d’Alger, selon Fatima Azzoug.”

(…)

"Les donateurs pourront déposer leurs photos et leurs enregistrements directement au musée du Bardo, y faire des copies ou contacter les organisateurs à grandalbumdalger@gmail.com ou sur la page Facebook de l’opération: Grand Album d’Alger.”

D’après Radio Net algérienne, le musée du Bardo lance une collecte de photos sur la ville d’Alger.

" Une collecte auprès du public de photographies anciennes et de témoignages renseignant sur les paysages d’Alger, ses habitants et leur mode vie a été lancée par le musée national du Bardo, a indiqué mercredi à Alger la directrice du musée.

Intitulée “Constituons notre grand album d’Alger”, cette opération vise à collecter et répertorier le patrimoine immatériel de la ville d’Alger, selon Fatima Azzoug.”

(…)

"Les donateurs pourront déposer leurs photos et leurs enregistrements directement au musée du Bardo, y faire des copies ou contacter les organisateurs à grandalbumdalger@gmail.com ou sur la page Facebook de l’opération: Grand Album d’Alger.”

Prix ‘’MISSOUM BOUMEDIENE ‘’

À l’occasion de la commémoration du 1er anniversaire de la disparition du regretté MISSOUM BOUMEDIENE, en hommage à sa mémoire, à son combat, à l’idéal qu’il a porté en son cœur et auquel il a consacré toute son existence, à la demande pressante de ses amis, un Prix portant son nom a été institué par le Comité chargé de l’organisation de cette commémoration.
Le Prix récompensera la meilleure œuvre culturelle ou artistique ayant pour thème la personne de MISSOUM BOUMEDIENE et tout ce qui a trait à ses idées, ses luttes, ses passions …. Ce Prix sera attribué chaque année, la première semaine du mois d’avril, à l’occasion de la commémoration de sa disparition.
La toute première attribution aura lieu le 10 Mai 2014.

Le Prix est ouvert à toutes les personnes désirant y participer.

Modalités de participation :

1 Les participants au concours sont priés de choisir un mode d’expression parmi les suivants :
-Une vidéo d’une durée de 15 mn au maximum
-Une photo artistique
-Un dessin, une caricature, une peinture ou une sculpture
- Un essai ou un récit historique de 4 pages au maximum

2 Le sujet doit être inédit et ayant un lien avec la personnalité et l’engagement culturel du regretté MISSOUM BOUMEDIENE en tant qu’humaniste et cinéphile, fondateur de la cinémathèque de Tiaret, de l’université populaire de Tiaret et cofondateur de la ligue des droit de l’Homme.

3 Les travaux doivent parvenir au comité d’organisation avant le 10 Avril 2014.

Le Jury du Prix « MISSOUM BOUMEDIENE » invite les candidats à adresser leurs travaux au N° 13, coopérative Ali Maachi , Tiaret 14000
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous y rendre le :
- Samedi : 08 h à 12 h et de 15 h à 18 h
- Mardi : 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h
Numéros de téléphone pour les candidats au concours :
05 50 28 89 28 / 06 62 77 16 15
La date limite du concours est fixée au 10 avril.

Pour le comité d’organisation
Pour le jury

Chaib M.
Ahmed F.

Tiaret le 10 Janvier 2014

Alger 1938 en couleur

Mon ami, mon grand frère

Voilà, il est parti.
Vingt ans à Berlin.
Il est rentré chez lui.
Mon ami citoyen du monde mal-traité par ce monde.
Tout le monde a pleuré.
Pas lui. Pas moi.
Fidèle à notre réputation de Laurel et Hardy, on s’est quittés en se rabrouant mutuellement.
Une dernière fois, faire rire la galerie.
Et on a toujours pas réussi à définir qui est Laurel, qui est Hardy.
La galerie rit encore.
Aucun de nous deux n’est gros. Ce qui est sûr, c’est que lui il est grand et que moi je resterai petit.
Mon ami. Mon grand frère.
Hier au petit matin, après la nuit la plus froide à date, - 14, pour se rendre à l’aéroport, j’ai traversé une dernière fois Berlin avec lui, Berlin où nous avons fait les 400 coups et même plus ensemble pendant quatorze ans.
Hier soir quand je suis rentré, c’était la nuit la plus froide de l’année. Ce n’est pas moi qui le dit, mais les informations: - 16,6.
J’ai suivi son “retour volontaire” pas à pas, maillon par maillon de la chaîne de solidarité qui s’est formée pour qu’il passe et sorte de toutes les procédures de contrôle et de sécurité. Je passais chaque information à ses amis à Berlin. Un pont téléphonique entre Berlin et Tiaret pour passer le flambeau.
À 17h27 j’ai eu la confirmation qu’il était enfin dans la voiture qui allait le ramener à Tiaret, auprès de sa mère, sa famille et ses amis.
C’est juste. Il était temps de le rendre aux siens qui nous l’ont prêté pendant toutes ses années.
J’ai voulu écrire toute la journée d’hier. Je ne l’ai pas fait. Cela aurait été pathétique. Et m’aurait fait chialer comme un gamin. Le comble: alors que mon père a fait de moi un être humain, un être libre, un esprit libre, à ses côtés, je suis enfin devenu un homme. Et je devrais retourner en enfance parce qu’il n’est plus là?
Mais je le ferai. J’écrirai.
Lorsque je pourrai supporter de remarcher dans les rues et les lieux arpentés avec lui, supporter l’idée d’assister aux soirées-débats, manifestations, foires dans lesquelles nous avons sévi sérieusement ou moins sérieusement, pour la nourriture de l’esprit ou pour affiner nos talents de piques-assiettes.
Je parlerai de ce que nous avons organisé pour et avec la petite communauté algérienne de Berlin, les choses les plus improbables comme les plus belles… mais toujours avec des pannes les plus loufoques les unes que les autres.
Je parlerai à travers lui de tous ces damnés de la terre que nous ne voyons pas, que nous ne voyons plus, invisibles, qui pourtant marchent à côté de nous au quotidien. Je parlerai des gens qui font semblant d’être de bonne volonté, de ceux qui le sont mais ne peuvent en définitive pas grand chose pour les autres, de ceux qui ne peuvent pas grand chose même pour eux-mêmes, du capitalisme de la misère sociétale, de son commerce, de ses profits, de l’hypocrisie des États du centre du système-monde et des petits arrangements avec l’Histoire qu’ils sont prêts à faire pour garder leur place bien au centre, des petites lâchetés des uns et des autres comme stratégie de survie, des miennes aussi, des siennes aussi. Car il n’est pas un saint. Juste le meilleur des hommes qu’il m’ait été donné de rencontrer, puisque mon père ne compte pas, enfin ne compte dans la communauté des hommes puisque dans la catégorie unique d’un père, un moudjahid… un héros qui rend difficile la passation et impossible l’héritage.
Hier, j’ai réalisé que, mis à part avec ma famille restreinte, c’est avec lui que j’ai le plus de souvenirs en commun.
J’ai eu un vertige.
Il m’énerve. Tu m’énerves.
Bonne arrivée chez toi.

Malik

PS. Je viens de l’appeler chez sa mère, s’est rassurant, on est toujours Laurel et Hardy: j’ai dû rappeler de nombreuses fois étant donné qu’il bouge tout le temps et a arraché la fiche de téléphone plusieurs fois…

PS2. Il m’a avoué avoir versé une larme dans l’avion… j’ai bien dû lui avouer la mienne dans le bus qui me ramenait de l’aéroport.

PS3. Je vous raconte notre blague préférée: un gars va tous les jours dans un bar et demande tout le temps deux whisky en même temps. Le barman lui sert donc tout le temps deux verres. Un jour il lui demande, mais pourquoi deux whisky? Un c’est pour moi, l’autre pour mon meilleur ami. Un jour, il arrive et ne commande plus qu’un verre. Le barman étonné lui dit, tu t’es fâché avec ton ami? Non, lui réponds le gars, j’ai juste arrêté de boire, mais pas lui!
Hier je m’étais dit que je ne mangerai plus rien dans les buffets et autres joyeusetés auxquelles il m’est donné d’assister, et puis non, à partir de maintenant, je mangerai deux petits fours à la fois, un pour lui, un pour moi…

 Dilem, Jeudi, 01 Novembre 2012 , Édition N°6141

Dilem, Jeudi, 01 Novembre 2012 , Édition N°6141

PEUPLE ALGÉRIEN,

MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,

A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.

Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.

L’HEURE EST GRAVE !

Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.

Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

OBJECTIFS EXTÉRIEURS:

- Internationalisation du problème algérien.

- Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

- Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

MOYENS DE LUTTE :

Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.

Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.

C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.

2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.

3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.

EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

1er Novembre 1954

Le Secrétariat national

Appel au peuple algérien - Texte intégral du premier appel adressé par le Secrétariat général du Front de libération nationale au peuple algérien le 1er Novembre 1954
Peuple français, tu as tout vu
Oui, tout vu de tes propres yeux.
Tu as vu notre sang couler
Tu as vu la police
Assommer les manifestants
Et les jeter dans la Seine.
La Seine rougissante
N’a pas cessé les jours suivants
De vomir à la face
Du peuple de la Commune
Ces corps martyrisés
Qui rappelaient aux Parisiens
Leurs propres révolutions
Leur propre résistance.
Peuple français, tu as tout vu,
Oui, tout vu de tes propres yeux,
Et maintenant vas-tu parler ?
Et maintenant vas-tu te taire ?
La gueule du loup, 17 octobre 1961 - par Kateb Yacine